Analyse du marché du travail : estimations rapides de l'emploi
Premier trimestre 2026
Périodicité : Trimestre
Dernières mises à jour : 26/06/2026
L'analyse du marché du travail donne un aperçu de l'évolution de l'emploi salarié en Belgique.
Les estimations rapides fournissent déjà une estimation du trimestre le plus récent sur la base de 3 élements: le nombre de personnes occupées à la fin du trimestre, le nombre de postes de travail à la fin du trimestre et le volume de travail au cours du trimestre, exprimé en équivalents temps plein. Vous trouverez l'analyse plus détaillée par trimestre sur la page "Analyse du marché de l’emploi: données trimestrielles détaillées".
Les estimations rapides fournissent déjà une première évaluation du trimestre le plus récent en s'appuyant sur trois indicateurs: le nombre de personnes occupées à la fin du trimestre, le nombre de postes de travail à la fin du trimestre et le volume de travail au cours du trimestre, exprimé en équivalents temps plein.
Téléchargez ici les données brutes servant de base à nos statistiques.
Analyse du marché du travail pour le premier trimestre 2026
Après une stagnation au trimestre précédent, une légère augmentation de l’emploi global est à nouveau observée au premier trimestre 2026 selon deux des trois indicateurs : le nombre de postes de travail et le volume total de travail presté augmentent légèrement, respectivement de 0,1 % et 0,2 %. En revanche, le nombre de travailleurs occupés recule légèrement, de 0,1 %.
Dans l’industrie et la construction, la tendance reste négative. Dans les secteurs des services commerciaux, le nombre de postes de travail augmente légèrement, mais le volume presté reste inchangé, et au sein des sous-secteurs, les évolutions positives et négatives s'alternent. Dans les services non commerciaux, on observe une légère croissance.
Chez les jeunes travailleurs, les chiffres de l’emploi sont en baisse, tandis qu'ils augmentent chez les travailleurs plus âgés (65 ans ou plus), en raison du relèvement de l’âge de la retraite et de l’augmentation du nombre de flexi-jobs parmi les pensionnés. En Flandre et en Wallonie, on observe une légère hausse des chiffres de l’emploi par rapport à l’année dernière, tandis qu’à Bruxelles, une baisse est enregistrée. Les différences entre les hommes et les femmes sont minimes : le nombre d’emplois augmente légèrement chez les hommes, mais pas chez les femmes ; en revanche, pour le volume de travail, c’est exactement l’inverse.
Analyse sectorielle
Agriculture, sylviculture et pêche
Dans les secteurs de l’agriculture, de la sylviculture et de la pêche, l’emploi salarié est en grande partie constitué de travail saisonnier, sous forme d’emploi occasionnel. En raison du calendrier des activités saisonnières - qui tombent tantôt dans un trimestre, tantôt dans un autre - l’emploi varie naturellement d’une année à l’autre de manière relativement importante. Au 31 mars 2026, le nombre de postes de travail était supérieur de 5,1 % à celui enregistré un an plus tôt. Le volume de travail était, quant à lui, supérieur de 5,3 % à celui du premier trimestre 2025.
Industrie et construction
Les chiffres de l’emploi dans le secteur de l’industrie, de l’énergie et de la construction suivent une tendance à la baisse depuis plusieurs années. Au premier trimestre 2026, le nombre de postes de travail a de nouveau reculé, cette fois de 1,3 % par rapport à la même période en 2025. Concernant le volume de travail, exprimé en équivalents temps plein (ETP), la baisse est de -1 % par rapport au premier trimestre 2025.
Au sein de l’industrie, le volume de travail et le nombre de postes ont diminué dans la plupart des sous-secteurs par rapport au premier trimestre 2025. La baisse a été particulièrement marquée dans l’industrie du textile, de l’habillement et du cuir (-6 % de postes et -4,5 % de volume), dans la fabrication de véhicules automobiles et de remorques (-3,4 % de postes, -9,1 % de volume), dans la fabrication d’autres produits minéraux non métalliques (-5 % de postes et -4,3 % de volume) et dans l’industrie du papier (-7,5 % de postes et -7,2 % de volume). Des pertes d’emploi sont également enregistrées dans la fabrication d’équipements électriques (-6 % et -4,5 %), la fabrication de métaux sous forme primaire (-3,6 % et -1,7 %) et le secteur chimique (-1,4 % et -1,8 %).
Quelques sous-secteurs affichent néanmoins une croissance, notamment la fabrication d’autres matériels de transport (+6,7 % de postes et +7 % de volume) et la réparation et l’entretien de machines et d’équipements (+2,3 % pour les deux indicateurs).
Dans le secteur de la construction, une tendance légèrement négative est observée. Le nombre de postes de travail reste inchangé par rapport à la même période en 2025, mais le volume de travail en ETP enregistre une légère baisse de -0,3 %.
Secteurs des services
Dans l’ensemble des services commerciaux, le nombre de postes de travail augmente (+0,4 % par rapport à 2025/1) et le volume de travail reste stable. Les sous-secteurs présentent une image contrastée, avec des hausses et des baisses légères à modérées.
L’emploi dans le commerce de gros et de détail connait, au premier trimestre 2026, une légère baisse par rapport à l’année précédente (-0,1 % des postes, -0,2 % du volume). Dans l’horeca, secteur traditionnellement soumis à d’importantes fluctuations saisonnières, une hausse de l’emploi est observée en 2026/1 par rapport à l’année précédente (+0,5 % des postes ; +0,9 % du volume). La tendance négative dans le secteur des technologies de l’information et de la communication se poursuit. Au premier trimestre 2026, on observe une perte de -1,4 % des emplois par rapport à l’année précédente et une baisse de 1,5 % du volume de travail.
Dans les services administratifs et de soutien, après correction d’un changement de branche d’activité dû à la scission d’entreprises, le nombre de postes de travail augmente de 1,1 %, tandis que le volume de travail, lui, diminue de 1 %. Dans le secteur financier et des assurances, une tendance positive est observée depuis un certain temps: le nombre d’emplois y augmente de 0,5 % par rapport au premier trimestre 2025 et le volume de travail de 0,9 %. Dans le secteur des transports également, on constate une évolution positive: le nombre d’emplois progresse de 0,4 % et le volume de travail de 0,5 %. Enfin, dans le secteur des services scientifiques et spécialisés, on observe à nouveau une croissance: le nombre d’emplois augmente de 1,3 %, atteignant son niveau le plus élevé depuis des années, et le volume de travail progresse également (+1,3 %).
Dans l’ensemble des services non commerciaux, l’emploi augmente globalement (+0,2 % en nombre de postes, +0,8 % en volume de travail) par rapport au premier trimestre 2025.
Dans la plupart des sous-secteurs, une hausse de l’emploi est observée. Ainsi, dans l’administration publique, le nombre d’emplois diminue de 0,5 %, mais le volume de travail augmente (+0,4 %). Dans les soins de santé et l’action sociale, le nombre d’emplois progresse de 0,8 % et le volume de travail de 1,2 %. Dans l’enseignement, on constate une légère hausse du nombre d’emplois (+0,2 %) et une augmentation plus marquée du volume de travail presté (+1 %).
Travail intérimaire
Par rapport à la même période l’année précédente, la demande de main-d’œuvre via l’intérim au premier trimestre 2026 a augmenté de 0,7 % en termes de nombre de postes à la fin du trimestre. Pour l’indicateur principal, à savoir le volume de travail en équivalents temps plein, une forte baisse de 3,6 % est observée par rapport à l’année précédente. Toutefois, l’évolution diffère fortement selon le type d’intérim. Le travail intérimaire classique continue de diminuer, tandis que les formes particulières d’emploi via les agences d’intérim enregistrent une forte augmentation (principalement les flexi-jobs).
Travail intérimaire classique:
Globalement, le travail intérimaire classique au premier trimestre 2026 se caractérise par une baisse relativement importante de l’emploi par rapport aux trimestres précédents, tant en termes de nombre de postes de travail que de volume de travail, exprimé en équivalents temps plein (ETP). Par rapport au premier trimestre 2025, le nombre d’emplois diminue de 4,1 % et le volume total de travail presté de 5,6 %.
Dans le secteur de l’industrie, de l’énergie et de la construction, le nombre de postes de travail diminue de 1,2 %, et le volume de travail diminue également de 2 % par rapport à la même période de l’année précédente.
Le secteur des services commerciaux enregistre une baisse de 5,4 % du nombre de postes de travail et de 7,7 % du volume de travail, exprimé en ETP.
Le secteur des services non commerciaux, où le recours au travail intérimaire est nettement moins fréquent, enregistre une baisse de 9,6 % du nombre de postes de travail. Le volume de travail, exprimé en ETP, diminue également, de 10,2 %.
Formes particulières d'emploi
Le segment du travail intérimaire relevant des formes particulières d’emploi est nettement plus restreint que celui du travail intérimaire classique, mais il connaît une croissance rapide. Dans l’ensemble, on observe, au premier trimestre 2026, une forte hausse tant du nombre de postes de travail (+18,9 %) que du volume de travail, exprimé en ETP (+18,2 %) par rapport à la même période de l’année précédente.
Le travail intérimaire particulier dans le secteur de l’agriculture, la sylviculture et la pêche reste limité et concerne principalement le travail occasionnel. Au premier trimestre 2026, le nombre de postes de travail a augmenté de 10 % et le volume de travail de 3,8 %, par rapport à un an auparavant.
L’augmentation générale du travail intérimaire particulier s’explique principalement par la hausse des flexi-jobs. Ainsi, dans l’industrie, le nombre de postes de travail progresse de 23 % et le volume de travail de 27 %. Dans le commerce de détail, la hausse atteint près de 22 % pour le nombre de postes de travail et 19 % pour le volume de travail. Le secteur de l’horeca enregistre également une nouvelle progression du nombre de postes de travail (+19 %) et une croissance presque équivalente du volume de travail (+17 %) par rapport au premier trimestre 2025.
Secteur privé et secteur public
Dans le secteur privé, le nombre de postes de travail pour les ouvriers diminue de 0,4 % en 2026/1, tandis qu’il augmente légèrement pour les employés (+0,3 %). Ces évolutions opposées font que, pour l'ensemble du secteur privé, le nombre de postes de travail reste stable. On observe une tendance similaire en termes de volume de travail: une baisse pour les ouvriers (-0,4 %) et une légère hausse pour les employés (+0,2 %). Globalement, cela se traduit par une très légère baisse (-0,1 %) par rapport au premier trimestre 2025.
Dans le secteur public, on observe une légère progression de l’emploi au premier trimestre 2026. Le nombre total de postes de travail augmente modestement (+0,1 %). Plus précisément, le nombre de postes diminue chez les ouvriers (-2,6 %) et les employés (-1,4 %), tandis qu’il augmente chez les fonctionnaires (+0,9 %). En termes de volume de travail, une hausse globale est également constatée par rapport à 2025/1 (+0,7 %). Chez les employés, le volume de travail recule (-1,1 %), alors qu’il augmente chez les fonctionnaires (+0,9 %). Le volume de travail des ouvriers augmente lui aussi légèrement, de 0,2 % par rapport à un an auparavant.
Profil des travailleurs
Travailleurs par sexe
Chez les hommes, l’évolution de l’emploi par rapport au premier trimestre 2025 est quasiment statique. Le nombre de postes augmente très légèrement (+0,1 %), tandis que le volume de travail reste identique à celui de l'année précédente. Les femmes travaillent, en moyenne, un peu plus : le nombre de postes reste stable, tandis que le volume de travail augmente de 0,4 % par rapport à 2025/1.
Travailleurs par classe d'âge
Lorsque l’on examine l’emploi réparti par tranche d’âge, on constate, globalement, une diminution chez les travailleurs plus jeunes et une augmentation chez les travailleurs plus âgés.
Pour les jeunes de moins de 25 ans, on observe une diminution de -3,1 % du nombre de postes et de -3,4 % du volume de travail par rapport au premier trimestre 2025. Dans la tranche d’âge des 25 à 39 ans, tant le nombre de postes que le volume de travail diminuent également, mais de manière plus limitée (-0,7 % et -0,8 %). Dans la tranche d'âge des 40 à 49 ans, le nombre de postes augmente (+0,4 %) et le volume de travail progresse également (+0,8 %). Chez les 50 à 64 ans, le nombre de postes diminue légèrement (-0,2 %), mais le volume de travail augmente (+0,7 %). Dans la tranche d’âge la plus âgée, celle des 65 ans ou plus, tant le nombre de postes (+30,5 %) que le volume de travail (+40,1 %) augmentent de manière spectaculaire. Cette évolution s’explique par la popularité des flexi-jobs auprès des pensionnés, mais surtout par le relèvement de l’âge de la retraite à 66 ans, entré en vigueur le 1er janvier 2025.
Travailleurs par lieu de domicile
Parmi les habitants de la Région de Bruxelles-Capitale, une diminution de l’emploi est observée au premier trimestre 2026 par rapport à la même période un an auparavant. On constate une baisse de 0,5 % du nombre d’emplois, ainsi qu’une baisse de 0,7 % du volume de travail.
En Région flamande et en Région wallonne, on observe peu de variation du nombre d’emplois (respectivement +0,1 % et 0 %). En termes de volume de travail, on constate une légère croissance par rapport à l’année précédente : +0,3 % en Région flamande et +0,1 % en Région wallonne.
Les informations concernent tous les employeurs et salariés couverts par la sécurité sociale belge. Sous réserve d'un certain nombre d'exceptions (accords internationaux, conventions bilatérales), le système belge de sécurité sociale s'applique à tout salarié qui effectue des prestations sur le territoire belge pour un employeur établi en Belgique, mais également pour les employeurs à l'étranger qui ont un siège d'exploitation en Belgique dont l'employé dépend.
La série chronologique est établie sur base des données administrative déchargées environ 20 semaines après la fin du trimestre. Pour l'estimation des données les plus récentes, on utilise des données moins complètes, qui sont déchargées environ 10 semaines après la fin du trimestre. Une estimation est faite des éventuelles déclarations manquantes sur la base des flux de salariés. Quant aux déclarations manquantes, une estimation est effectuée sur la base des déclarations des trimestres précédents.
Une fois que 20 semaines se sont écoulées pour le trimestre le plus récent, les données plus complètes sont traitées et incluses dans la série chronologique.
Les variables sont :
- les postes de travail,
- les travailleurs occupés,
- le volume de travail exprimé en équivalents temps plein.
les critères de classification sont :
- le statut (ouvrier, employé, fonctionnaire),
- le type de prestation (temps plein, temps partiel, ..)
- le groupe sectoriel sur la base de la commission paritaire,
- l’âge,
- sexe,
- lieu de résidence,
- l’activité économique,
- secteur (privé/public),
- la dimension de l'employeur).
Consulter des descriptions plus détaillées de ces variables et critères sur la page Méthodologie globale des statistiques de l'ONSS.
Tous les tableaux comprennent des données relatives à des trimestres antérieurs. La comparaison des données sur une base annuelle permet de dégager des tendances alors que la comparaison avec les trimestres précédents est influencée par des variations saisonnières. Toute comparaison avec des trimestres antérieurs doit tenir compte des modifications dans les procédures administratives ainsi que de glissements entre secteurs privé et public et secteurs d'activité à la suite de modifications d'activité ainsi que de transferts, scissions ou fusions d'entreprises.