Données semestrielles pour les petites et moyennes entreprises

Deuxième trimestre 2025

Périodicité : Semestriel

Dernières mises à jour : 26/01/2026

Dans ces statistiques, nous examinons spécifiquement l'emploi généré par les petites et moyennes entreprises (PME). Les PME sont des entreprises qui répondent à certains critères spécifiques en termes d'emploi et de chiffre d'affaires. Cependant, l'ONSS ne dispose que d'informations sur l'emploi. Par conséquent, nous n'utilisons que le critère lié à l'emploi pour définir le groupe cible. Nous excluons également le secteur public et les employeurs de personnel domestique. Les entreprises sans personnel ne sont pas non plus incluses. Le caractère commercial ou non commercial d'une entreprise n'est pas un critère de délimitation.

En Belgique, une entreprise qui emploie moins de 50 travailleurs est considérée comme une petite entreprise. Une entreprise avec moins de 250 travailleurs est considérée comme une entreprise de taille moyenne. Depuis 2017, il existe également une classification spécifique des dimensions de l'ONSS pour les PME. Dans cette classification, une distinction est faite entre les petites entreprises et les micro-entreprises (moins de 10 travailleurs).

Il n'existe néanmoins pas de définition univoque d'une PME. Pour cette raison, il est important de toujours garder à l'esprit la délimitation spécifique et définition statistique des PME lors de l'interprétation. Comme mentionné précédemment, nous nous concentrons sur l'emploi généré par les PME, où les informations sur l'emploi définissent le groupe cible. D'autres organismes officiels publient également des statistiques sur les PME, où la délimitation et/ou la définition peuvent différer de nos statistiques. Par exemple, l'Observatoire des PME du SPF Économie publie également des statistiques sur les PME, mais celles-ci portent spécifiquement sur les PME assujetties à la TVA. Cela modifie la définition et donne des chiffres très différents. Ainsi, les PME sans employés constituent le plus grand groupe dans ces statistiques, alors qu'elles ne figurent pas dans les nôtres. Vous pouvez trouver les statistiques du SPF Économie sur les PME en Belgique ici.

Vous trouverez ici les statistiques les plus récentes concernant les petites et moyennes entreprises. Ce qui suit concerne le nombre d'employeurs, le nombre de postes de travail et le volume de travail en équivalents temps plein (ETP) pour le deuxième trimestre 2025, par classe de dimension spécifique de l'ONSS pour les PME. Nous comparons ces chiffres avec ceux de la même période un an plus tôt. Les tableaux donnent également un aperçu très sommaire de l'évolution depuis le début de la série chronologique (deuxième trimestre 2016).

Dans ces séries chronologiques, l'augmentation importante du nombre d'employeurs étrangers est particulièrement notable, mais il est important de préciser que cette augmentation est en grande partie due à l'ajustement de la manière dont nous enregistrons les employeurs étrangers sans établissement en Belgique. Avant 2014, ceux-ci étaient toujours associés à une adresse belge (souvent dans la Région de Bruxelles-Capitale). Comme cela donne une image déformée, ces employeurs ne sont plus associés à une adresse belge lors des nouvelles inscriptions ou des modifications depuis 2015. Cette nouvelle méthode d'enregistrement a bien sûr également un effet sur les chiffres des différentes régions, en particulier sur ceux de la Région de Bruxelles-Capitale. Vous pouvez trouver les chiffres détaillés de cette évolution à long terme dans les données brutes que vous pouvez télécharger ci-dessous.

Pour une interprétation correcte de l’évolution dans le temps, il convient de tenir compte du fait qu’une diminution du nombre d’employeurs dans l’une des catégories peut également résulter d’une croissance de l’emploi chez un employeur, entraînant son passage dans la catégorie des employeurs de plus grande taille.

Téléchargez ici les données brutes qui servent de base à nos statistiques.

Le nombre d'employeurs par classe de dimension spécifique

Le tableau ci-dessus montre clairement que le nombre total d'employeurs relevant de la classification des PME diminue légèrement au deuxième trimestre 2025 par rapport à la même période un an plus tôt (-1%). Lorsque nous examinons les chiffres plus en détail, nous constatons qu'il existe des différences entre les régions et les classes de dimensions spécifiques. Par exemple, le nombre d'employeurs dans la catégorie des micro-entreprises (1 à 9 travailleurs) diminue dans les trois régions. Seules les entreprises sans établissement en Belgique appartenant à cette catégorie connaissent une augmentation du nombre d'employeurs (+4,3%).

Dans la catégorie des petites entreprises (10 à 49 travailleurs), le nombre d'employeurs augmente dans les trois régions. Il en va de même pour les PME sans établissement en Belgique au cours de la période considérée.

Pour les entreprises de taille moyenne (50 à 249 travailleurs), le nombre d’employeurs est en hausse en Région flamande et en Région wallonne, tandis qu’il recule légèrement en Région de Bruxelles-Capitale ainsi que parmi les PME ne disposant pas d’un établissement en Belgique.

Le nombre de postes de travail par classe de dimension spécifique

Dans le tableau ci-dessus, nous nous concentrons sur le nombre de postes de travail que représentent les différentes PME au deuxième trimestre 2025 et sur leur évolution par rapport à la situation au même trimestre un an plus tôt.

Contrairement au nombre d'employeurs, nous constatons une tendance à la hausse du nombre total de postes de travail dans les différentes classes de dimensions. Par rapport à la même période un an plus tôt, le nombre de postes de travail a augmenté de 0,3% au deuxième trimestre 2025. Ici aussi, des différences sont perceptibles entre les régions et les classes de dimensions spécifiques.

Dans la classe de dimension spécifique des micro-entreprises, le nombre de postes de travail diminue au deuxième trimestre 2025 dans la Région flamande ainsi que dans la Région wallonne. La Région de Bruxelles-Capitale et les employeurs étrangers sans établissement en Belgique enregistrent une augmentation du nombre de postes de travail de respectivement 0,2% et 4,2%.

Dans la catégorie des petites entreprises, le nombre de postes de travail augmente au deuxième trimestre 2025 dans toutes les régions et chez les employeurs sans établissement en Belgique.

Pour les entreprises de taille moyenne,  le nombre d’emplois n’augmente au deuxième trimestre 2025 qu’en Région flamande et en Région wallonne. La Région de Bruxelles-Capitale ainsi que les employeurs étrangers sans établissement en Belgique enregistrent, en revanche, une baisse par rapport au même trimestre de l’année précédente.

Le volume de travail en ETP par classe de dimension spécifique

Dans cette dernière section, notre attention se porte sur le volume de travail en équivalents temps plein (ETP) que représentent les différentes PME.

Nous constatons une croissance générale du volume de travail dans les différentes classes de dimensions spécifiques. Par rapport au deuxième trimestre 2024, le volume de travail en ETP augmente légèrement de 0,2%. Lorsque nous examinons les classes de dimensions spécifiques séparément par région, nous constatons une certaine variance. Dans la classe des micro-entreprises, le volume de travail diminue dans les trois régions, mais nous observons une augmentation de 4,8% chez les entreprises sans établissement en Belgique au cours de la période considérée.

Les petites entreprises enregistrent quant à elles une augmentation du volume de travail, tant dans les trois régions que chez les petites entreprises sans établissement en Belgique.

Au sein des entreprises de taille moyenne, nous observons une hausse du volume de travail en Région flamande et en Région wallonne de respectivement 1,2 % et 2,2 %. En Région de Bruxelles-Capitale ainsi que parmi les entreprises de taille moyenne ne disposant pas d’un établissement en Belgique, le volume de travail diminue sur la période considérée.

Quand parle-t-on d'une PME?

En général 

Pour être considérée comme une PME, une entreprise doit satisfaire à plusieurs conditions au niveau de l'emploi et du chiffre d'affaires. Étant donné que l'ONSS ne dispose que d'informations relative à l'emploi, cette statistique n'utilise donc que ce critère - essentiellement le nombre de travailleurs - pour définir le groupe cible.

En Belgique, une petite entreprise est généralement considérée comme une entreprise employant moins de 50 salariés. Une entreprise de taille moyenne est une entreprise de moins de 250 employés.

L'Union européenne, en revanche, ne fait pas de distinction entre les petites et moyennes entreprises, mais fixe également la limite à 250 employés. La plupart des entreprises belges devraient être considérées comme des PME selon la définition européenne, ce qui rend cette définition moins intéressante pour notre pays.

Les 3 classes de dimensions spécifiques de l'ONSS pour les PME : micro-, petites et moyennes entreprises.

À partir de 2017, l'ONSS applique une nouvelle répartition par classe dimensionnelle aux PME. Au sein des petites entreprises, une distinction est réalisée pour les micro-entreprises (moins de 10 travailleurs). La série temporelle qui existait jusqu’en 2016 n’est donc pas poursuivie. Néanmoins, afin d’assurer une certaine continuité, la nouvelle série est amorcée à partir du 2e trimestre 2016 (cette statistique continue à être publiée 2 fois par an).

  • Nous distinguons donc trois classes de dimensions :

    • micro-entreprises (1 à 9 travailleurs);
    • petites entreprises (10 à 49 travailleurs);
    • entreprises de taille moyenne (50 à 249 travailleurs).

Enfin, il est important de réaliser que nous parlons ici uniquement du secteur privé et que l'ONSS n'a pas d'informations sur les indépendants sans personnel, qui sont en fait aussi des PME. Certains sont inscrits auprès de l'Institut national d'assurances sociales pour travailleurs indépendants (INASTI), mais cela ne change rien au fait que l'ONSS n'a pas d'informations sur ce sous-groupe. Ils sont donc exclus de la portée de nos statistiques sur les PME.

Méthode de comptage 

Nous utilisons ici la méthode de comptage classique. Il s'agit donc d'un décompte de l'emploi à la fin du trimestre.

Les variables 

La répartition géographique

Un critère très important dans un pays fédéral comme la Belgique est la répartition entre les régions. La répartition géographique est basée sur le siège social de l'entreprise (le principal établissement avec le plus de personnel). Cela implique que tout le personnel d'une entreprise est attribué à ce siège social, même s'il ne travaille pas nécessairement à cet endroit. Cela peut donc donner une image déformée, mais comme il s'agit de PME, cela reste plutôt limité. La statistique décentralisée par lieu de travail ne peut pas être utilisée ici, car, dans ce cas, les succursales locales de grandes entreprises (comme les agences d'une grande banque) seraient également considérées comme des PME. En plus des régions, nous ajoutons une quatrième catégorie, à savoir les entreprises étrangères sans établissement en Belgique.

Le nombre d'employeurs 

L'unité est l'employeur qui, au cours du trimestre traité, employait des "travailleurs soumis à la sécurité sociale". Cette notion comprend à la fois les personnes morales et les personnes physiques qui, en vertu de la loi, ont la qualité d'employeur. L'unité est l'entité juridique qui emploie les travailleurs. Ainsi, une agence bancaire, un supermarché, etc., seront comptés comme des PME si le personnel est employé par le titulaire de la filiale, le franchisé, etc. L'évolution du nombre d'employeurs peut donc être influencée par des fusions ou des autonomisations d'entités économiques.

La notion d'employeur est donc liée à l'entité juridique "entreprise". Par conséquent, un changement de réglementation des "formes juridiques" peut entraîner la scission ou la fusion d'entités économiques en nouvelles entités juridiques. Cela peut également influencer les chiffres.

Le nombre de postes de travail 

Le décompte statistique des postes de travail à la fin d'un trimestre est effectué en comptant le nombre de travailleurs chez chaque employeur à la fin de ce trimestre. Ce décompte inclut, en plus de ceux qui étaient présents au travail le dernier jour ouvrable du trimestre, ceux dont le contrat de travail n'est pas rompu mais suspendu:

  • en raison de maladie ou d'accident (depuis 2003, cela n'est plus limité aux 12 premiers mois d'incapacité de travail pour maladie (sauf maladie professionnelle) ou accident (sauf accident du travail)),
  • en raison de congé de maternité ou de paternité,
  • en raison de rappel sous les drapeaux.

Les travailleurs qui ne sont pas présents au travail le jour considéré en raison de congé, de grève, de chômage temporaire ou d'absence justifiée ou non sont également comptés. Le chômage temporaire concerne les régimes reconnus par l'ONEM (chômage économique, intempéries, force majeure, etc.).

Les travailleurs en interruption de carrière à temps plein ou en crédit-temps à temps plein ne sont pas comptés. Depuis 2011, une déclaration réformée pour le personnel public a été introduite, permettant de distinguer certains travailleurs dans certains régimes d'inactivité. Ainsi, les travailleurs en disponibilité préalable à la retraite ne sont plus comptés.

Les travailleurs employés par plus d'un employeur le dernier jour du trimestre sont comptés plusieurs fois.

Les travailleurs exerçant plusieurs emplois simultanés chez un même employeur (éventuellement sous différentes qualités ou sous différents contrats) sont comptés comme un seul poste de travail. Les caractéristiques de la prestation principale sont retenues.

Pour plus d'informations sur la méthodologie que nous utilisons pour compter les postes de travail, nous vous renvoyons à la section sur les postes de travail de notre page de méthodologie globale que vous trouverez ici.

Le volume de travail en ETP

Le volume de travail est une donnée statistique propre à l'ONSS, dont la méthodologie utilisée vise à se rapprocher le plus possible de ce qui est réellement effectué sur le marché du travail, et non de ce qui est contractuellement établi. Les résultats obtenus ne répondent donc à aucune disposition légale ou réglementaire.

Pour plus d'informations sur la méthodologie que nous utilisons pour déterminer le volume de travail, nous vous renvoyons à la section sur le volume de travail de notre page de méthodologie globale que vous trouverez ici.