Statistiques annuelles des flexi-jobs

2025

Périodicité : Annuelle

Dernières mises à jour : 27/05/2026

Vous trouverez ici les statistiques annuelles relatives au flexi-job. Nous publions également des statistiques trimestrielles sur les flexi-jobs, disponibles ici.
Nos statistiques annuelles mettent l’accent sur d’autres éléments que nos statistiques trimestrielles. En effet, certaines données ne sont pertinentes qu’à l’échelle annuelle. C’est par exemple le cas de la limite annuelle de revenu autorisé dans le cadre du système des flexi-jobs. Vous trouverez ci-dessous une brève explication du système des flexi-jobs.

Les flexi-jobs existent depuis le 1er décembre 2015 et sont spécifiquement destinés aux personnes qui travaillent déjà ou qui sont retraitées et souhaitent exercer une activité complémentaire. Une personne qui effectue suffisamment de prestations chez un autre employeur ou d'autres employeurs (au moins 80 % d'emploi) peut gagner un revenu supplémentaire grâce à un flexi-job. Le travailleur en flexi-job reçoit un salaire net exempté d'impôts et de cotisations sociales des travailleurs. Seules les cotisations patronales à la sécurité sociale (ONSS) sont dues. Pour plus de détails, nous vous renvoyons aux instructions destinées à l'employeur et au site web de la sécurité sociale.

Il n'y a pas de limite au nombre d'heures qu'une personne peut prester en tant que flexi-travailleur. Depuis 2024, il existe toutefois une limitation sur le revenu annuel qu'un flexi-travailleur peut gagner sans être imposé. Initialement, ce montant était de 12.000 euros, mais au 1er janvier 2025, ce montant a été porté à 18.000 euros (pour 2026, le plafond indexé s’élève à 18.440 euros). Cette limite ne s'applique toutefois pas aux retraités.

À l'origine, les flexi-jobs étaient uniquement destinés au secteur de l'Horeca mais, au fil du temps, le système a été étendu à d'autres secteurs. Une description complète des flexi-jobs et des secteurs qui peuvent en bénéficier est disponible dans les instructions destinées à l'employeur.

La plupart des employeurs qui ont recours aux flexi‑jobs le font tout au long de l’année et emploient également d’autres travailleurs, en plus des flexi‑jobbers.

En 2025, 52.933 employeurs ont eu recours à des flexi‑jobbers – que ce soit directement ou via le secteur de l’intérim. Pour la plupart d'entre eux, le travail en flexi‑job reste un complément à l’emploi classique. Parmi les 37.160 employeurs ayant recruté eux‑mêmes des flexi‑jobbers, 88,2 % emploient également des travailleurs sous contrat classique. Seule une minorité des employeurs (7,3 %) a exclusivement recours à des flexi‑jobbers.

Autre fait marquant : le travail en flexi‑job concerne toutes les saisons, puisque 61 % des employeurs y ont eu recours au cours des quatre trimestres de l’année.

Télécharger ici les données brutes servant de base à nos statistiques. 

Évolution des flexi-jobs par secteur flexi depuis 2016

Un premier graphique illustre clairement l'évolution du nombre de flexi-jobs et du volume de travail en ETP par secteur flexi et par an. On observe également les différentes extensions du champ d'application vers de nouveaux secteurs flexi telles qu'elles ont été introduites depuis la création du système en 2015, initialement destiné au secteur de l'horeca. Depuis lors, le nombre de flexi-jobs, le volume de travail et le nombre d'utilisateurs ont augmenté progressivement. Une exception à cette croissance continue est clairement visible pendant la pandémie de Covid en 2020. Durant cette période, on observe principalement une baisse du nombre de flexi-jobs et du volume de travail dans le secteur de l'horeca. Cela n'est pas surprenant compte tenu des mesures sanitaires imposées aux établissements du secteur.

Commentaire

Le 18 mars 2020, le pays a été confiné pour la première fois, ce qui explique la baisse notable du nombre de flexi-jobs et du volume de travail en équivalents temps plein (ETP). Cette baisse est moins marquée dans le secteur du commerce, car les commerces essentiels, tels que les magasins d'alimentation, n'ont pas dû cesser leurs activités pendant cette période. Après un premier assouplissement avec la réouverture des établissements de l'horeca le 8 juin 2020, la situation s'est à nouveau détériorée fin 2020 en raison de la hausse du nombre de cas de Covid, ce qui a conduit le pays à un deuxième confinement, avec les conséquences que l'on connaît. Début 2021, la campagne de vaccination a démarré et les mesures ont été assouplies. Cette évolution est également clairement visible dans le graphique, qui montre une forte augmentation en 2021.

Cela s'applique également aux différents moments clés de l'extension du nombre de secteurs flexi. Le graphique montre clairement que le système était initialement limité au secteur de l'horeca (et aux agences d'intérim pour les intérimaires dans l'horeca). À partir du 1er janvier 2018, les secteurs flexi ont été étendus à diverses activités commerciales, aux boulangeries, aux coiffeurs et salons de beauté. Le 1er janvier 2023, le nombre de secteurs flexi a de nouveau été élargi pour inclure le sport et la culture ainsi que les soins et la santé. La plus grande extension du nombre de secteurs flexi a eu lieu le 1er janvier 2024 avec l'ajout des garages, des auto-écoles, du transport et de la logistique, de l'organisation d'événements, des pompes funèbres, de l'agriculture et l'horticulture, et de la gestion des bâtiments. Les secteurs flexi ont également été étendus au sein de l'industrie alimentaire. À partir du deuxième trimestre 2024, l'utilisation des flexi-jobs est également autorisée dans les structures d'acceuil d'enfants (en Flandre) et l'enseignement. En 2025, la pêche en mer a également été ajoutée à la liste. Une description détaillée de ces vagues d'extension peut être trouvée dans les instructions administratives de l'ONSS. Au sein de ces secteurs flexi les plus récents, l'utilisation du système est encore relativement limitée mais le graphique montre clairement que cela a été le cas lors de chaque extension. A mesure que le système s'impose dans un secteur flexi, son utilisation augmente également. 

 

Analyse des flexi-jobs pour l'année 2025 : chiffres clés 

Le graphique ci-dessus montre que tant le nombre de travailleurs flexi que le nombre de flexi-jobs (postes de travail), le volume de travail en équivalents temps plein (ETP) et la masse salariale ont fortement augmenté en 2025 par rapport à l’année précédente. Le nombre de travailleurs flexi occupés a ainsi augmenté de 14,1% et le nombre de flexi-jobs de 14,5%. Le volume de travail a connu une hausse de 19,6% tandis que la masse salariale a progressé de 24,5%. Cette hausse s’observe dans tous les secteurs flexi. 

Les totaux annuels permettent de dégager des informations sur le profil moyen du flexi-travailleur et sur le type de flexi-job exercé. C’est ce qu'illustre le graphique ci-dessous. Étant donné que les revenus supplémentaires exonérés d'impôt provenant d'un flexi-job pour les travailleurs flexi non retraités sont limités à 12.000 euros par an en 2024, et à 18.000 euros par an en 2025, nous présentons ici non seulement les chiffres pour l'ensemble des travailleurs flexi mais nous répartissons également ce groupe entre travailleurs flexi de moins de 65 ans et ceux de 65 ans ou plus. Pour ce dernier groupe, on peut supposer que la majorité est retraitée et n’est donc pas soumise au montant maximal. De plus, outre la moyenne, nous mentionnons également la médiane (cette mesure de tendance centrale est moins influencée par les valeurs élevées). Pour plus d’informations sur les mesures de tendance centrale que sont la moyenne et la médiane, nous vous renvoyons à la page méthodologique de ces statistiques.

Le graphique ci-dessus montre qu’en 2025, un travailleur flexi a presté en moyenne 229,2 heures dans le cadre du système des flexi-jobs. Lorsque l’on distingue les retraités des non-retraités, on constate que les retraités consacrent nettement plus de temps à leur flexi-job. En 2025, ils ont presté en moyenne 429,9 heures, contre 190,8 heures pour les non-retraités. Comme mentionné précédemment, la moyenne est fortement influencée par des valeurs élevées; c’est pourquoi nous examinons également la médiane et établissons, plus loin sur cette page (profil du travailleur), une répartition en classes d’heures. Pour l’ensemble des travailleurs flexi, 50 % travaillent jusqu’à 126 heures en 2025 et 50 % travaillent plus de 126 heures. Pour les pensionnés, la médiane s’élève toutefois à 318,5 heures, tandis que pour les non-pensionnés, elle est nettement plus basse, à 106,2 heures. Pour 2024, les chiffres sont similaires.

Si l’on examine ensuite le salaire annuel, le graphique montre, qu'en 2025, un travailleur flexi a gagné en moyenne 3.644,6 euros dans le cadre du système des flexi-jobs. Le salaire annuel médian, ne s'élève, en revanche, qu'à "seulement" 1.896,3 euros, ce qui illustre bien pourquoi la médiane constitue ici une mesure centrale plus pertinente que la moyenne. La distinction entre retraités et non-retraités met également en évidence des différences marquées. Un retraité exerçant un flexi-job a perçu en moyenne 7.121,1 euros en 2025, contre 2.978,9 euros pour un non-retraité. Le salaire médian s’élève à 1.593,9 euros pour les non-retraités et à 4.932,5 euros pour les retraités. Les chiffres montrent également que les rémunérations ont augmenté en 2025 par rapport à 2024. 

 

Le profil du travailleur flexi

Qui occupe ces flexi-jobs? S’agit-il principalement d’hommes ou de femmes, de jeunes ou de personnes plus âgées qui exercent un flexi-job en complément de leur emploi principal? Combien ce flexi-job leur rapporte-t-il chaque année et combien d’heures y consacrent-ils sur une base annuelle? C'est à ces questions que nous tentons de répondre ici. Nous ne nous intéressons plus au nombre de postes de travail mais au nombre de personnes occupant un flexi-job. Nous examinons successivement l’évolution selon le sexe, la tranche d’âge, les classes d’heures prestées, les classes de rémunération et le lieu de résidence.

Répartition par sexe

Un premier graphique montre la répartition par sexe, à la fois du nombre de personnes ayant exercé au moins un flexi-job au cours de l’année et du volume de travail en ETP qu’elles représentent.

On remarque d'emblée qu’en 2025, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à opter pour un flexi-job (51,7% contre 48,3%). Le nombre total de personnes exerçant un flexi-job augmente considérablement en 2025 par rapport à l’année précédente, et les proportions hommes-femmes évoluent également. Bien que les femmes flexi-jobbers restent majoritaires, la part des hommes flexi-jobbers augmente légèrement en 2025 par rapport à 2024. En ce qui concerne le volume de travail en ETP, on observe que la part des travailleurs flexi masculins est supérieure à celle de leurs homologues féminines, tant en 2025 qu’en 2024. La différence est cependant plus marquée en 2025 qu’en 2024. En 2025, les hommes représentent 53,2% du volume de travail, contre 52,1% en 2024.

 

Nombre de travailleurs flexi par tranche d'âge et sexe

Le graphique ci-dessous montre la répartition par tranche d’âge et par sexe.

Les flexi-jobs semblent être particulièrement populaires auprès des travailleurs relativement jeunes, âgés de 25 à 39 ans. En 2025, leur nombre a encore augmenté de 11,9% par rapport à l’année précédente.

En deuxième position, on retrouve les 50 à 64 ans. Leur part connaît également une forte hausse en 2025 par rapport à 2024 (+16,6%).

C'est toutefois chez les personnes âgées de 65 ans et plus que l'on observe la plus forte croissance. Par rapport à 2024, leur nombre augmente de 21,3 % en 2025. Cette croissance est légèrement plus marquée chez les hommes (+22,7 %) que chez les femmes (+19,7 %).  Il s'agit de la seule tranche d'âge où les hommes sont plus nombreux que les femmes à exercer un flexi-job.

Les plus jeunes travailleurs flexi ainsi que le groupe des 40 à 49 ans enregistrent également une augmentation en 2025 par rapport à 2024.

Si l'on ajoute ensuite le volume de travail en ETP à la répartition par tranche d'âge (voir graphique ci-dessous), on constate qu'en 2025, les travailleurs en flexi-job âgés de 65 ans et plus représenteront 16,1 % de l'ensemble des travailleurs en flexi-job. Ils représentent toutefois 30,3 % du volume total de travail. Ils dépassent ainsi le volume de travail des 25-39 ans, qui constituent 41,8 % des travailleurs en flexi-job et représentent 29,5 % du volume de travail cette année-là. 

En 2024, les travailleurs en flexi-job âgés de 65 ans et plus représentaient 15,1 % du nombre total de travailleurs en flexi-job et 28,1 % du volume total de travail. Au cours de ce trimestre, 42,6 % des personnes exerçant un flexi-job avaient entre 25 et 39 ans et représentaient alors 30,7 % du volume total de travail.

On peut supposer que le groupe des flexi-jobbers âgés de 65 ans et plus se compose principalement de personnes retraitées qui, par conséquent, disposent de temps libre et ne sont pas soumises au plafond de 18.000 euros pouvant être gagnés chaque année en exonération d'impôt via le système des flexi-jobs.

 

Combien d’heures les travailleurs flexi prestent-ils par an?

Les différents graphiques présentés ci-dessous nous permettent d’avoir une vue d’ensemble du temps que les travailleurs flexi consacrent à leur flexi-job sur une base annuelle.

Le graphique ci-dessus présente la répartition du nombre de travailleurs flexi selon le nombre d’heures prestées sur une base annuelle – en classes d’heures – et selon le sexe. Le graphique montre que la grande majorité des travailleurs flexi effectuent un nombre relativement limité d’heures. Ainsi, plus de 116.000 travailleurs flexi consacrent moins de 100 heures à leur flexi-job en 2025. Les autres classes d’heures inférieures à 300 heures travaillées comptent également un nombre relativement important de travailleurs flexi. À l’autre extrémité du spectre, on constate qu’en 2025, 6.383 travailleurs flexi ont presté plus de 1.000 heures dans le cadre du système des flexi-jobs. Bien qu'ils ne représentent que 2,5 % des travailleurs flexi, ils totalisent à eux seuls 13,9 % des heures flexi prestées. 

Les graphiques supplémentaires ci-dessous approfondissent encore l’analyse du temps que les travailleurs flexi consacrent annuellement à leur flexi-job. Une remarque importante s'impose toutefois pour interpréter correctement ces graphiques. Nous utilisons plusieurs petits diagrammes à barres juxtaposés. Afin de garantir la lisibilité de nos graphiques, chacun d'eux utilise sa propre échelle. Par conséquent, la hauteur d’une barre dans un graphique ne peut pas être directement comparée à celle d’un autre graphique voisin sans tenir compte de l’échelle et des valeurs absolues. Ces informations sont néanmoins clairement indiquées dans les graphiques afin d’éviter toute erreur d’interprétation.

Le graphique ci-dessus présente l’évolution du nombre d’heures prestées sur une base annuelle – par classes d’heures – de 2016 à 2025. Les différents sous-graphes indiquent clairement que le nombre de travailleurs flexi augmente d’année en année et ce dans toutes les classes d’heures. L’année 2020 fait exception, mais la baisse observée cette année-là s’explique par les mesures liées au Covid.

Le graphique ci-dessus présente la répartition du nombre de travailleurs flexi selon les classes d’heures prestées et les tranches d’âge, pour 2024 et 2025. On constate que les travailleurs flexi âgés de 25 à 39 ans occupent une place prépondérante dans les différentes classes d’heures jusqu’à 500 heures prestées par an, tant en 2024 qu’en 2025. Dans les classes d’heures supérieures, ce sont les 50 à 64 ans, et surtout les 65 ans et plus, qui prennent le relais. C’était déjà le cas en 2024 mais c'est surtout en 2025 que l'on oberve une progression marquée de ce dernier groupe, qui devient majoritaire dès le seuil des 600 heures prestées dépassé. On peut supposer que la majorité de ces personnes sont des pensionnés. Nous avons déjà montré que la popularité de l'emploi flexi a fortement augmenté en 2025 parmi les retraités.

Le graphique ci-dessous ajoute la répartition par sexe et permet ainsi une comparaison entre les femmes et les hommes occupant un flexi-job.

 

Combien rapporte un flexi-job par an?

Nous examinons ci-dessous plus en détail le revenu annuel généré par un flexi-job. Nous avons déjà abordé plus haut le revenu annuel moyen ainsi que médian, nous allons ici nous intéresser à la répartition du nombre total de travailleurs flexi selon des classes de rémunération.

Le graphique ci-dessus montre que la majorité des travailleurs flexi gagnent moins de 12.000 euros par an. Cela vaut aussi bien pour 2025 que pour 2024. 

Ci-dessous, nous examinons les chiffres de plus près. Une remarque importante s’impose une fois de plus pour interpréter correctement les graphiques utilisés. Comme précédemment, nous présentons plusieurs petits diagrammes en barres côte à côte. Afin de garantir la lisibilité de nos graphiques, chacun d'eux utilise sa propre échelle. La hauteur d’une barre dans un graphique ne peut donc pas être directement comparée à celle d’un autre graphique voisin sans tenir compte de l’échelle et des valeurs absolues. Ces données sont cependant clairement visibles dans les graphiques afin d’éviter toute erreur d’interprétation.

Le graphique ci-dessus résume l’évolution de la rémunération annuelle — par classes de revenus — de 2016 à 2025. Ici aussi, les sous-graphes montrent clairement que le nombre de travailleurs flexi augmente d’année en année, et ce dans toutes les classes de revenus. L’année 2020 fait à nouveau figure d'exception, la baisse observée cette année-là étant attribuable aux mesures liées au Covid. Le graphique montre également que la grande majorité des travailleurs flexi gagnent moins de 12.000 euros par an. Comme mentionné précédemment, cela n’est pas surprenant pour 2024 étant donné la limite imposée à partir de cette année-là aux travailleurs flexi non-retraités. Pour 2025, la limite a été relevée à 18.000 euros. Au cours des années précédentes, la majorité des travailleurs flexi restaient sous le seuil de 12.000 euros par an. Il existe toutefois des exceptions. En 2025, 1.951 travailleurs flexi ont gagné 24.000 euros ou plus grâce à leur flexi-job. En 2024, ils étaient 1.293. On retrouve également quelques hauts revenus dans les années précédentes.

Le graphique ci-dessus présente la répartition du nombre de travailleurs flexi selon les classes de rémunération et les tranches d’âge pour 2024 et 2025. On constate que les travailleurs flexi âgés de 25 à 39 ans sont majoritaires dans les différentes classes de revenus jusqu’à 6.000 euros par an en 2025. En 2024, cette tranche d'âge domine toutes les classes de salaire jusqu'à 8.000 euros. Dans les classes de revenus plus élevées, ce sont les 50 à 64 ans et surtout les travailleurs flexi de 65 ans et plus qui dominent. On peut supposer que la majorité de ce groupe est pensionnée et n'est donc pas soumise à la limite de 12.000 euros introduite en 2024 (qui a, entre-temps, été relevée à 18.000 euros en 2025). Il est également frappant de constater qu’en 2025, un nombre limité de jeunes travailleurs flexi dépassent eux aussi le seuil de 18.000 euros. Le dépassement n’empêche en effet pas d’exercer des flexi-jobs, mais la rémunération au-delà du plafond est toutefois soumise à l’impôt.

Le graphique ci-dessous ajoute la répartition par sexe et permet ainsi une comparaison entre les travailleurs flexi féminins et masculins. 

 

Pour combien d'employeurs différents les travailleurs flexi travaillent-ils au cours de l’année?

Le graphique ci-dessus présente la répartition du nombre de travailleurs flexi selon la tranche d'âge et le nombre d’employeurs différents pour lesquels ils ont travaillé au cours de l’année, tant pour 2025 que pour 2024. Le graphique montre que la grande majorité des travailleurs flexi n'ont travaillé que pour un seul employeur, aussi bien en 2025 qu'en 2024, et ce dans toutes les tranches d’âge. Cela n’empêche toutefois pas qu’un certain nombre de travailleurs flexi cumule deux, voire trois employeurs. Ce phénomène concerne surtout les 25-39 ans, qui constituent également la tranche d’âge la plus représentée parmi l'ensemble des travailleurs flexi.

Nombre de travailleurs flexi selon le lieu de résidence du travailleur flexi

En raison des fusions de communes entrées en vigueur le 1er janvier 2025, certaines limites d'arrondissements et de provinces seront également redessinées. Les données relatives à 2025 et aux années suivantes seront publiées sur la base des nouveaux codes communaux et selon la nouvelle répartition en arrondissements et en provinces. Afin de pouvoir comparer ces données avec celles de l'année précédente, nous utilisons également ces nouveaux codes communaux et cette nouvelle répartition en arrondissements pour les données de 2024. Nous créons en quelque sorte une situation fictive dans laquelle les nouvelles fusions communales étaient déjà en vigueur en 2024.

De plus, la Banque-Carrefour de la Sécurité sociale (BCSS) a rencontré jusqu'à fin 2024 des difficultés à maintenir à jour les données relatives au lieu de résidence, ce qui a également eu des répercussions sur nos statistiques. Les inexactitudes ont entre-temps été corrigées en ce qui concerne les données de 2024. Le graphique ci-dessous est donc basé, pour 2024, sur les données de résidence corrigées, ce qui signifie que les chiffres peuvent s'écarter des répartitions par lieu de résidence précédemment publiées pour 2024. Dans les données brutes, vous trouverez à la fois les données corrigées et celles que nous avons publiées par le passé sur la base de données KSZ divergentes. Pour plus d'explications, nous vous renvoyons à la rubrique « Points importants à prendre en compte pour les séries chronologiques à partir de 2025 » sur la page d'accueil de la direction des statistiques.  
 

Les graphiques ci-dessous donnent un aperçu de la répartition géographique du nombre de travailleurs flexi et du volume de travail en ETP en fonction du lieu de résidence du travailleur flexi.

On constate immédiatement que le système des flexi-jobs est plus populaire en Flandre qu’en Wallonie et à Bruxelles, aussi bien en 2024 qu'en 2025. Néanmoins, tant en Région wallonne qu’en Région de Bruxelles-Capitale, la part des travailleurs flexi augmente en 2025 par rapport à l’année précédente. Le graphique met également en évidence d'importantes disparités au sein même des Régions flamande et wallonne.

En 2025, l’arrondissement d’Anvers domine largement le paysage des flexi-jobs, avec un total de 29.939 travailleurs flexi. Il est suivi par l’arrondissement de Gand, qui occupe la deuxième place avec 18.300 travailleurs flexi. Viennent ensuite les arrondissements de Turnhout et Hasselt, avec respectivement 15.896 et 15.236 travailleurs flexi, ainsi que ceux de Louvain (13.634), Bruges (13.476), Hal-Vilvorde (13.233), Malines (11.858), Courtrai (11.178) et Alost (10.091). Dans tous les autres arrondissements, le nombre de travailleurs flexi reste inférieur à 9.000. Du côté wallon, Liège arrive en tête avec 6.952 travailleurs flexi. Enfin, même si les chiffres de 2024 étaient plus bas, l’ordre de classement reste inchangé.

Le profil de l’employeur

En 2025, 52.933 entreprises ont fait appel à des flexi-jobbers, soit une hausse de 12 % par rapport à 2024, où l’on comptait 47.472 employeurs. Les entreprises peuvent recruter elles-mêmes ces flexi-jobbers (ce qui était le cas de 31.617 employeurs en 2025 et de 29.263 en 2024), faire appel à une agence d’intérim (15.773 entreprises en 2025 et 13.234 en 2024), ou combiner les deux options. Dans ce dernier cas, 5.543 entreprises étaient concernées en 2025 contre 4.975 en 2024.

Parmi les 37.160 employeurs qui emploient eux-mêmes des flexi-jobbers en 2025, 61 % d’entre eux y ont eu recours durant les quatre trimestres de l’année 2025, tandis que 14 % n’en ont employé que pendant un seul trimestre. Par ailleurs, 88,2 % de ces employeurs avaient également des travailleurs « classiques » en service en 2025, et 65,8 % faisaient aussi appel à des étudiants jobistes. Seule une minorité (7,3 %) a eu exclusivement recours aux flexi-jobbers.

Ci-dessous, nous examinons plus en détail ces 37.160 employeurs et comparons les chiffres avec la situation des 34.238 employeurs qui, en 2024, employaient eux-mêmes leurs flexi-jobbers.

Répartition des employeurs selon le type d’emploi des travailleurs

Le graphique ci‑dessous montre que 88,3 % des employeurs ayant eu recours à des flexi‑jobbers en 2025 employaient également des travailleurs classiques. 62,4 % des employeurs combinaient l’emploi en flexi‑jobs avec l’emploi classique et des étudiants jobistes. Chez ces employeurs, le volume de travail presté par les étudiants était en outre supérieur à celui presté par les flexi‑jobbers. 27 % des employeurs combinaient l’emploi en flexi‑jobs avec l’emploi classique uniquement. Seule une minorité (7,3 %) a eu recours exclusivement aux flexi‑jobbers en 2025, pour un volume de travail de 567,9 ETP. À peine 4,5 % des employeurs combinaient les flexi‑jobs uniquement avec l’emploi étudiant. Chez ces employeurs, le volume de travail presté par les flexi‑jobbers était toutefois légèrement supérieur à celui des étudiants jobistes.

En 2024, on observe des proportions similaires.

Quand les flexi‑jobs sont‑ils utilisés?

Le graphique ci-dessous résume à quel moment de l’année les employeurs recourent aux flexi-jobs. On constate immédiatement que la majorité des employeurs qui font appel à des flexi-jobbers le font au cours des quatre trimestres de l’année, et ce tant en 2024 qu’en 2025. En 2024, il s’agissait de 57,3 %, contre 61 % en 2025.

11,8 % des employeurs qui recourent aux flexi-jobs le font pendant trois trimestres en 2025, 12,8 % pendant deux trimestres par an et 14,4 % limitent l’utilisation des flexi-jobbers à un seul trimestre par an en 2025. En 2024, on observe des proportions similaires.

Lorsque l’on examine la situation plus en détail, on constate que parmi les employeurs ayant recours aux flexi-jobs pendant trois trimestres de l’année, la combinaison des deuxième, troisième et quatrième trimestres était la plus fréquente, tant en 2024 qu’en 2025. Parmi les employeurs qui limitent le recours aux flexi-jobs à deux trimestres, la combinaison des troisième et quatrième trimestres est la plus prisée en 2024 et en 2025. Les employeurs qui n’occupent des flexi-jobbers que durant un seul trimestre le font principalement au quatrième trimestre, et ce tant en 2024 qu’en 2025.

Évolution de l'emploi flexi par secteur flexi 

Dans quels secteurs d’activité ces travailleurs flexi sont-ils actuellement employés ? Pour répondre à cette question, nous examinons à la fois le nombre de travailleurs flexi et le volume de travail en ETP par secteur flexi. Nous comparons la situation de 2025 à celle de 2024. Le graphique ci-dessous résume ces informations.

Commentaire

Le graphique montre une hausse généralisée du nombre de travailleurs flexi et du volume de travail en ETP dans tous les secteurs entre 2024 et 2025. Les données montrent à la fois une consolidation des secteurs déjà fortement utilisateurs (Horeca, commerce) et une montée en puissance progressive des nouveaux secteurs. 

Horeca

Dans l’horeca, le système des flexi-jobs est pleinement ancré et reste de loin le premier secteur flexi. En 2025, le nombre de flexi-jobs a encore augmenté de 4,3% par rapport à l’année précédente. Le volume de travail en ETP a quant à lui augmenté de 7,4% par rapport à 2024.

Commerce

Depuis 2018, le secteur du commerce peut également recourir aux flexi-jobs, et ceux-ci continuent à y gagner en popularité, consolidant sa place de deuxième secteur flexi. Par rapport à 2024, le nombre de flexi-jobs dans le commerce a augmenté de 18,4% en 2025. Le volume de travail a progressé de 20,9%. 

Alimentation – Boulangerie

Les boulangers peuvent recourir au système depuis 2018 et, là aussi, l’utilisation des flexi-jobs continue de progresser. Par rapport à 2024, le nombre de flexi-jobs a augmenté de 7,0% en 2025. Le volume de travail en ETP a progressé de 11,7% sur la même période. Il est important de noter qu’il s’agit ici à la fois des flexi-jobs liés à la vente de pain et de pâtisseries que ceux liés à leur production.

Coiffure et instituts de beauté

Bien qu’ils fassent partie des secteurs éligibles depuis 2018, les coiffeurs et instituts de beauté n'ont recours aux flexi-jobs que de manière limitée. Néanmoins, le nombre de flexi-jobs y a augmenté de 8,5% en 2024 par rapport à l’année précédente. Le volume de travail a augmenté de 14,3%.

Soins de santé

Depuis 2023, le secteur des soins de santé est également éligible aux flexi-jobs (à l’exception toutefois des actes infirmiers). Ces nouveaux secteurs ont mis un certain temps à adopter pleinement le système mais, au fil du temps, l’usage des flexi-jobs s’y développe progressivement. Cela se reflète nettement dans les chiffres : le nombre de flexi-jobs a augmenté de 36,5% et le volume en ETP a progressé de 49,4% en 2025 par rapport à l'année précédente. 

Secteur public au niveau provincial et local

Le secteur public provincial et local est mentionné séparément bien que la majorité des flexi-jobs y soient liés au secteur des soins et de la santé. On observe une forte augmentation en 2025 par rapport à 2024, tant en termes de nombre de flexi-jobs que du volume de travail, même si les chiffres restent encore relativement limités.

Sport et culture

Dans ce secteur, qui a également été élargi en 2023, on observe une forte hausse du nombre de flexi-jobs et du volume de travail en 2025 par rapport à 2024. Depuis le 1er janvier 2024, ce secteur flexi inclut en outre la fonction de sauveteur.

Les nouveaux secteurs ajoutés au dispositif des flexi-jobs en 2024 - transport et logistique, pompes funèbres, garages, agriculture/horticulture, alimentation, auto-écoles, gestion immobilière, secteur évènementiel, garde d'enfant et enseignement - restent quantitativement modestes, mais ils enregistrent une croissance élevée entre 2024 et 2025. L'emploi flexi y gagne en popularité. Les hausses les plus marquées concernent les garages, la gestion des immeubles et l’alimentation‑autre, qui voient le nombre de flexi-jobs presque doubler et le volume de travail plus que doubler, tandis que d'autres secteurs, comme l’agriculture/horticulture et les auto-écoles évoluent plus lentement et conservent un poids limité. 

Le secteur de la pêche en mer n'apparaît qu'en 2025. Les chiffres sont très faibles. À l’instar des précédentes vagues d’élargissement, l’emploi flexi connaît ici aussi un démarrage lent.

 

Travail intérimaire 

Les flexi-jobs peuvent être proposés dans les différents secteurs flexi via des agences d'intérim. Celles-ci mettent à disposition des outils permettant aux entreprises de gérer facilement leurs flexi-jobs. Par rapport à l'année précédente, le nombre de flexi-jobs via le secteur de l'intérim a augmenté de 20,7 % en 2025. Le volume de travail a augmenté de 25,7 %.

 

Évolution de la population des travailleurs flexi par secteur flexi

Par sexe

Le graphique ci-dessous présente la répartition des travailleurs flexi selon le sexe et par secteur flexi. 

Il est frappant de constater que les femmes restent majoritaires dans les secteurs flexi existant de longue date, tant en 2025 que l’année précédente. Les nouveaux secteurs introduits en 2024 semblent toutefois inverser cette tendance : ils sont, pour l'instant, principalement occupés par des hommes. Cela s'explique en partie par le fait qu'un certain nombre de ces nouveaux secteurs attirent davantage de travailleurs masculins, comme le secteur du transport et de la logistique, des pompes funèbres et des auto-écoles. Dans l’enseignement, en revanche, on observe en 2025 autant de travailleurs flexi masculins que féminins. Le secteur de la garde d’enfants présente à nouveau une majorité de femmes. Ce n’est pas le cas du tout dernier secteur flexi, la pêche en mer, qui ne compte en 2025 que des travailleurs flexi masculins, même si cela ne concerne que 38 personnes.

On observe une répartition similaire en 2024. 

 

 

Par tranche d'âge

Nous examinons ensuite la répartition par classe d’âge dans chaque secteur flexi. 

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Le graphique met en évidence une différenciation des secteurs selon l'âge des travailleurs en flexi-job. Deux grands profils apparaissent clairement : d'un côté des secteurs dominés par les jeunes adultes, principalement les 25-39 ans, et de l'autre des secteurs où les travailleurs plus âgés, notamment les 50 ans et plus, occupent une place centrale.

Les secteurs les plus "jeunes" sont le sport et la culture (55% de travailleurs âgés de 25 à 39 ans), la coiffure et les soins de beauté (53%), l'évènementiel (49%), l'horeca (46%).

A l'inverse, plusieurs secteurs reposent largement sur des travailleurs plus âgés. La présence des 65 ans et plus est particulièrement marquante dans certains secteurs. Leur part est très élévée dans l'enseignement (63%), les pompes funèbres (51%), le transport et la logistique (47%), les écoles de conduite (45%), la gestion des bâtiments (41%) et les garages (38%). Il s'agit des secteurs flexi les plus récents. 

Les secteurs comme le commerce et l'alimentation-boulangerie présentent une structure d'âge plus équilibrée; les 25-39 ans y restent majoritaires, mais les 50 ans et plus occupent aussi une place importante. 

Dans presque tous les secteurs, les moins de 25 ans restent minoritaires. 

En 2024, nous observions des proportions similaires. 

Explication de la méthodologie utilisée

Ici, nous expliquons la méthodologie spécifique utilisée pour les statistiques concernant l'emploi flexi. Nous abordons successivement la méthode de comptage spécifique, les variables, les caractéristiques propres à l'employeur ainsi que les caractéristiques propres au travailleur. 

Nous nous concentrons ici sur les statistiques annuelles. Étant donné que, depuis 2024, un plafond a été instauré sur le revenu annuel qu’un travailleur flexi peut percevoir sans être imposé — actuellement fixé à 12.000 EUR — les statistiques annuelles nous permettent de dresser un tableau clair du degré auquel les travailleurs flexi complètent leur revenu principal par des revenus issus du régime particulier du travail flexi. Cette limite ne s’applique toutefois pas aux personnes pensionnées mais nos statistiques annuelles offrent également un aperçu du montant des revenus complémentaires des pensionnés exerçant une activité en tant que travailleurs flexi.

La méthode de comptage spécifique

Certaines formes particulières d'emploi, telles que les flexi-jobs, le travail occasionnel et les extras dans l'horeca, sont identifiables en tant que telles dans la déclaration trimestrielle grâce aux dispositifs spécifiques qui ont été élaborés pour elles. Cela nous permet, pour ces cas spécifiques, de ne pas recourir au décompte classique à la fin du trimestre mais d'effectuer un comptage tout au long du trimestre ou de l’année.

 

Les variables

Le nombre de flexi-jobs:

Cette variable représente le nombre de postes de travail flexi et ne prend pas en compte la personne qui exerce le flexi-job. Concrètement, cela signifie que deux flexi-jobs exercés par une même personne sont comptabilisés comme deux emplois dans les statistiques. En effet, nous nous concentrons sur le nombre de postes flexi, quel que soit le nombre de personnes qui les occupent. Il est également important de noter qu'ici nous n'utilisons pas la méthode de comptage classique à la fin du trimestre. Pour ces statistiques, nous comptons le nombre de postes flexi tout au long du trimestre ou de l'année et dissocions également le lien entre l'employeur et le travailleur.

Le nombre de travailleurs flexi:

Cette variable compte le nombre de personnes avec un flexi-job tout au long du trimestre ou de l'année et diffère donc de la méthode de comptage classique qui se concentre sur la fin du trimestre. Ici, l'accent est mis sur la personne derrière le flexi-job. La méthode de comptage repose sur l'élimination des doubles comptages. Si plusieurs flexi-jobs sont exercés par une même personne, cette personne n'apparaîtra qu'une seule fois dans ces statistiques (ce qui n'est pas le cas pour la variable "nombre de flexi-jobs" mentionnée ci-dessus). Lorsqu'on compte le nombre de travailleurs flexi selon des critères d’employeur (comme les secteurs flexi), le travailleur flexi est attribué aux critères de son "flexi-job principal" (le job ayant la plus grande rémunération pour la période).

Le nombre moyen d’heures prestées par travailleur flexi :

Le nombre moyen d’heures est le quotient de la somme des heures déclarées par le nombre total de travailleurs flexi. Comme la moyenne, en tant que mesure de tendance centrale, est fortement influencée par les valeurs aberrantes (valeurs exceptionnellement élevées ou faibles), nos statistiques mentionnent également la médiane du nombre d’heures prestées (voir ci-dessous).

La médiane du nombre d’heures prestées :

La médiane du nombre d’heures représente la valeur centrale lorsque les heures prestées par les différents travailleurs flexi sont classées par ordre croissant (dans le cas d’un nombre impair de travailleurs flexi, la médiane est un seul chiffre précis ; dans le cas d’un nombre pair, la médiane est la moyenne des deux chiffres « centraux » de la série). En d'autres termes, 50% des travailleurs flexi auront presté moins (ou autant) d’heures que la valeur médiane et les 50% restants auront presté autant ou plus d’heures que cette même valeur. La médiane est une mesure de tendance centrale moins sensible aux valeurs aberrantes, contrairement à la moyenne.

Les classes d'heures : 

Afin d’avoir une meilleure vue d’ensemble du temps que les travailleurs flexi consacrent annuellement à leur flexi-job, nous utilisons des classes d'heures augmentant par tranches de 100 heures. Dans nos statistiques, nous présentons alors la répartition des travailleurs flexi selon la classe d'heure, l’âge et le sexe.

La rémunération (le salaire): 

Les rémunérations que nous mentionnons dans nos statistiques sur les flexi-jobs correspondent au salaire brut des travailleurs. Contrairement à la plupart des autres formes d’emploi, il n’y a, dans le cas des flexi-jobs, aucune cotisation ONSS à charge du travailleur et ces rémunérations ne sont pas imposées. Dès lors, le salaire brut correspond ici au salaire net que le flexi-jobber reçoit. Sur ce salaire brut, une cotisation patronale de 28 % est due. Pour la définition générale du concept de rémunération telle que nous l’utilisons sur notre site, nous renvoyons à notre méthodologie globale.

Le salaire moyen par travailleur flexi :

Le salaire moyen est le quotient de la somme des salaires déclarés par le nombre total de travailleurs flexi. Comme la moyenne, en tant que mesure de tendance centrale, est fortement influencée par les valeurs aberrantes (valeurs exceptionnellement élevées ou faibles), nos statistiques mentionnent également le salaire médian (voir ci-dessous).

Le salaire médian :

Le salaire médian représente la valeur centrale lorsque les salaires des différents travailleurs flexi sont classés par ordre croissant (dans le cas d’un nombre impair de travailleurs flexi, la médiane est un seul chiffre précis ; dans le cas d’un nombre pair, la médiane est la moyenne des deux chiffres « centraux » de la série). En d'autres termes, 50% des travailleurs flexi recevront un salaire inférieur (ou égal) à la valeur médiane et les 50% restants recevront un salaire égal ou supérieur à cette même valeur. La médiane est une mesure de tendance centrale moins influencée par les valeurs aberrantes, contrairement à la moyenne.

Les classes de salaire :

La plupart des travailleurs flexi atteignent-ils désormais le plafond salarial de 12.000 euros introduit en 2024 ou bien restent-ils en dessous ? Et qu’en est-il des flexi-jobistes pensionnés ? Gagnent-ils davantage que les non-pensionnés ? Étant donné qu’ils ne sont pas soumis au plafond salarial et qu’ils disposent en principe de plus de temps, cela ne serait pas illogique. Pour répondre à ces questions, nous utilisons des classes de salaire augmentant par tranches de 2.000 euros. Dans nos statistiques, nous présentons la répartition du nombre de travailleurs flexi selon la classe de salaire, le sexe et la classe d’âge.

Le volume de travail en ETP

Les variables ci-dessus donnent une image du nombre de travailleurs, du nombre d'heures prestées et du salaire, mais le volume de travail pendant une période est encore plus pertinent en tant que paramètre économique. Les prestations de tous les travailleurs flexi doivent être déclarées en heures. Cependant, ces heures peuvent être effectuées chez un utilisateur où une semaine de travail de 36 heures est en vigueur, ou chez un utilisateur où l'on travaille 38 heures par semaine. C'est pourquoi les heures du travailleur flexi sont converties en volume d'un travailleur à temps plein qui aurait travaillé chez le même utilisateur pendant une période complète : l'équivalent temps plein (qui est également utilisé dans nos autres publications statistiques, ce qui nous permet également de proposer une série chronologique plus longue pour cette variable).

Pour les statistiques annuelles, nous rapportons le volume de travail en ETP sur une base annuelle. Cela signifie que nous comparons le volume de travail du salarié sur les quatre trimestres avec les prestations d’un travailleur à temps plein sur une année complète. En pratique, cela revient donc à calculer le volume de travail moyen en ETP sur les quatre trimestres. Ainsi, une personne qui travaille à 1 ETP au premier et au deuxième trimestre, mais ne travaille pas aux troisième et quatrième trimestres, représente 0,5 ETP pour l’année concernée.

Caractéristiques propres à l'employeur

Le champ d'application des flexi-jobs et le lien avec les secteurs flexi

Pour délimiter le champ d'application des flexi-jobs - quels employeurs pour quelles fonctions - le législateur utilise différents critères qui ont été ajustés à plusieurs reprises au fil du temps. Des informations supplémentaires concernant la réglementation sont disponibles sur le site du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale ou dans les instructions administratives de l'ONSS consultables en ligne.

Pour nos statistiques sur les flexi-jobs, nous tentons de faire une approximation du champ d'application spécifique auquel appartient le flexi-job. Pour cette classification ad hoc dans les secteurs flexi, nous nous basons autant que possible sur les critères énumérés dans les instructions administratives de l'ONSS, notamment la commission paritaire, la catégorie d'employeur, le code NACEBEL de l'employeur ou de la fonction. Cette classification en secteurs flexi diffère donc de la classification habituelle par activité basée sur l'activité principale de l'employeur (NACE). L'attribution à un secteur flexi n'est pas toujours évidente, et tous les critères n'ont pas pu être retenus dans la délimitation, de sorte qu'un nombre limité de cas n'ont pas pu être déterminés ou ont été déterminés de manière incorrecte.

Pour les flexi-jobs qui sont employés via une entreprise de travail intérimaire, cette classification ad hoc ne peut pas être utilisée. Ils forment un secteur flexi à part.

Téléchargez ici le fichier de codes où les activités sont classées par secteur flexi.

 

Caractéristiques propres au travailleur 

Lieu de résidence

Pour le lieu de résidence du travailleur flexi, nous faisons une répartition par arrondissement administratif. La Belgique compte 43 arrondissements administratifs. Pour cela, nous utilisons le code INS de Statbel. Il s'agit du lieu de résidence principal du travailleur felxi à la fin du trimestre ou de l'année, notamment en cas de statistiques annuelles.

Cette répartition géographique est une bonne approximation de la répartition selon le lieu de travail. Nous partons du principe que le travailleur flexi moyen cherche un flexi-job près de chez lui pour réduire la distance de trajet.

Nous avons choisi de travailler avec la caractéristique du travailleur "lieu de résidence" et non avec la caractéristique de l'employeur "lieu de travail". Nos données permettent pourtant aussi ce type d'interrogation mais les flexi-jobs qui sont régis par le secteur intérimaire faussent ce type de comptage. Le lieu de travail est alors plutôt virtuel (il s'agit essentiellement du siège social de l'agence d'intérim).

Pour plus d'informations sur cette caractéristique du travailleur, nous vous renvoyons à l'explication de la méthodologie globale de nos statistiques.

Âge

Les différents travailleurs flexi sont classés dans l'une des 5 tranches d'âge suivantes : moins de 25 ans; de 25 à 39 ans ; de 40 à 49 ans ; de 50 à 64 ans et 65+. Il s'agit de l'âge du travailleur flexi à la fin du trimestre ou de l'année.

Sexe

En ce qui concerne le sexe des travailleurs flexi, nous utilisons la répartition classique femme-homme comme il est d'usage dans nos statistiques.