Travail intérimaire
Quatrième trimestre 2025
Périodicité : Trimestre
Dernières mises à jour : 27/07/2026
Les statistiques sur l'emploi intérimaire ne renseignent pas uniquement sur la situation du secteur de l'intérim lui-même. En effet, l'emploi intérimaire fournit du travail temporaire à d'autres secteurs, leur permettant ainsi de s'adapter rapidement à l'évolution des conditions économiques. Par conséquent, l'emploi intérimaire constitue également un bon indicateur de l'évolution (future) du marché du travail. Ainsi, une baisse de la demande de travailleurs intérimaires est souvent un signe avant-coureur d'un ralentissement du marché du travail, tandis qu'une hausse de la demande indique une reprise de ce marché. Il n'a toutefois pas été possible de déterminer dans quels secteurs la demande de travailleurs intérimaires augmentait ou diminuait.
Depuis 2023, les entreprises de travail temporaire sont tenues d'indiquer l'utilisateur de chaque prestation intérimaire. La disponibilité de ces nouvelles données nous permet désormais d'élargir considérablement nos statistiques relatives au secteur de l'intérim.
Comme vous le remarquerez, nous publions nos statistiques sur une base trimestrielle, en comparant le trimestre le plus récent avec le même trimestre de l'année précédente. Dans cette publication, nous présentons des statistiques relatives au quatrième trimestre 2025 et nous comparons ce trimestre avec son homologue de l'année précédente.
En plus des statistiques trimestrielles, nous publions également des statistiques annuelles sur l’emploi intérimaire. Vous trouverez ici l’aperçu annuel de 2024.
La demande d’intérim poursuit son recul
Au quatrième trimestre 2025, la tendance à la baisse se poursuit : le nombre de travailleurs intérimaires a reculé de 2,1 % par rapport au même trimestre de l’année précédente, tandis que le nombre de missions intérimaires a diminué de 3,5 %. Le volume de travail a, quant à lui, reculé de manière moins marquée (- 1,4 %). Ce recul touche principalement les secteurs des services. Dans l'industrie, en revanche, le volume de travail intérimaire est resté stable par rapport au quatrième trimestre 2024. Cela se traduit également par une baisse plus marquée du travail intérimaire chez les femmes.
Pour une bonne compréhension: l’intérim normal versus l’intérim spécial
Pour bien comprendre cette analyse, il est important de distinguer le travail intérimaire normal (INTN) du travail intérimaire spécial (INTS). En effet, les entreprises peuvent également faire appel aux services d'agences d'intérim pour les formes particulières d'emploi telles que les flexi-jobs.
Nos chiffres portent principalement sur l’INTN, qui constitue un indicateur de l’activité économique dans les secteurs concernés. Seuls le tableau présentant l’évolution globale du travail intérimaire (2014/1-2025/4) ainsi que les chiffres clés présentent les données relatives à l’INTN et à l’INTS séparément. Les autres statistiques se concentrent exclusivement sur l’INTN. L’INTS est en effet constitué, pour une très large part, de flexi-jobs réalisés via le secteur de l’intérim. Pour des statistiques détaillées sur les flexi-jobs, nous vous renvoyons à la page correspondante de notre site web.
Dans cette publication portant sur le travail intérimaire, nous abordons le trimestre le plus récent pour lequel nous disposons de données, à savoir le quatrième trimestre 2025.
Les données brutes des trimestres précédents sont également mises à disposition. Vous pouvez les télécharger ici .
Évolution du travail intérimaire du premier trimestre 2014 au quatrième trimestre 2025
Nous nous concentrons d'abord sur l'évolution du volume de travail, exprimé en équivalents temps plein (ETP), du travail intérimaire normal (INTN) et spécial (INTS).
Commentaire
L’INTN fluctue fortement d’un trimestre à l’autre, avec des pics systématiques observés au quatrième trimestre. Dans plusieurs secteurs (notamment l’industrie alimentaire, le commerce et la logistique), la période de fin d’année s’accompagne en effet d’un besoin accru de main-d’œuvre. De manière générale, nous constatons que le travail intérimaire normal diminue depuis le troisième trimestre 2022, tandis que le travail intérimaire spécial poursuit sa progression. Une baisse de la demande de travailleurs intérimaires constitue souvent un indicateur précoce d’un ralentissement du marché du travail.
La hausse du travail intérimaire spécial (INTS) s’explique principalement par le succès croissant des flexi‑jobs et par l’élargissement progressif des possibilités d’y recourir depuis 2016. Le secteur de l’intérim a su accompagner cette évolution en proposant des services RH adaptés aux flexi-jobs. Nos statistiques sur les flexi-jobs confirment d’ailleurs l’importance croissante du secteur de l'intérim.
Les effets des confinements liés à la pandémie de Covid‑19, ainsi que la forte reprise qui a suivi, apparaissent également de manière nette sur le graphique.
Analyse du travail intérimaire pour le quatrième trimestre 2025
Chiffres clés
Les chiffres totaux montrent que, au quatrième trimestre 2025, tant le nombre de travailleurs intérimaires que le nombre de missions intérimaires ont augmenté par rapport à la même période de l’année précédente. En revanche, le volume de travail en ETP recule.
Lorsque l’on analyse séparément l’intérim normal et l’intérim spécial, les tendances observées diffèrent nettement.
Dans le cadre de l’intérim normal, nous observons une baisse du nombre de travailleurs intérimaires occupés, du nombre de missions intérimaires ainsi que du volume de travail en ETP au quatrième trimestre 2025 par rapport à la même période un an plus tôt. Les chiffres indiquent que le ralentissement du marché du travail, déjà observé au cours des trimestres précédents, n’est pas encore terminé.
En ce qui concerne l’intérim spécial, nous constatons une évolution inverse. On y observe une forte hausse du nombre de travailleurs intérimaires occupés, du nombre de missions intérimaires et du volume de travail en ETP au quatrième trimestre 2025 par rapport à la même période un an plus tôt. L'augmentation de l'emploi via les flexi-jobs fait donc également fortement progresser le nombre de flexi-jobs via les entreprises de travail intérimaire.
Dans la suite de l’analyse, nous nous concentrons exclusivement sur le travail intérimaire normal (INTN).
Quels employeurs font appel au travail intérimaire?
Au quatrième trimestre 2025, 31.533 entreprises ont fait appel à des travailleurs intérimaires, pour un total de 249.415 missions intérimaires. La répartition de ces 31.533 entreprises utilisatrices selon les différentes branches d’activité est présentée ci‑dessous.
Dans ce qui suit, nous examinons plus en détail le nombre de travailleurs intérimaires, le nombre de missions intérimaires et leur volume de travail exprimé en ETP. Nous distinguons ici les branches d'activité ayant employé plus de 10.000 intérimaires au quatrième trimestre 2025 - les "Big Five" - de celles qui n'atteignent pas (encore) ces chiffres. Ces cinq secteurs représentent plus de trois quarts des missions intérimaires et 4/5ème du volume de travail effectué par les intérimaires.
Le premier graphique présente la part des "Big Five" et de la catégorie restante ("Autres"), tant pour le nombre de travailleurs intérimaires que pour le nombre de missions intérimaires et le volume de travail en ETP.
Le graphique met clairement en évidence la prédominance de l’industrie manufacturière et du commerce. Plus d’un intérimaire sur quatre travaille dans l’industrie manufacturière au quatrième trimestre 2025, tandis que plus d’un intérimaire sur cinq est actif dans le commerce. Le transport et la logistique sont également d'importants secteurs utilisateurs de travailleurs intérimaires.
Les graphiques ci-dessous comparent, pour chaque branche d'activité, le nombre de missions intérimaires, le nombre de travailleurs intérimaires occupés et le volume de travail exprimé en ETP au quatrième trimestre 2025 avec la situation au quatrième trimestre 2024.
Pour les "Big Five", représentés dans le graphique ci‑dessus, on observe au quatrième trimestre 2025 une diminution du nombre de travailleurs intérimaires occupés ainsi que du nombre de missions intérimaires dans chacune des cinq branches d’activité, par rapport au même trimestre de l’année précédente. Le volume de travail diminue également dans quatre des cinq branches d’activité étudiées. Seule l’industrie manufacturière enregistre une légère augmentation du volume de travail.
Le graphique représentant les branches d’activité qui ne font pas partie des "Big Five" met principalement en évidence des baisses.
Au quatrième trimestre 2025, par rapport à la même période de l’année précédente, l’emploi intérimaire est en hausse en ce qui concerne le nombre de travailleurs intérimaires occupés, le nombre de missions intérimaires et le volume de travail dans les branches d’activité suivantes : les activités scientifiques et techniques, les arts, sports et loisirs, l’agriculture, la sylviculture et la pêche, ainsi que les activités financières et d’assurance. Dans toutes les autres branches d’activité, tant le nombre de travailleurs intérimaires occupés que le nombre de missions intérimaires et le volume de travail en ETP sont en baisse.
Intensité du travail intérimaire
Ci-dessus, il n’est pas ici question de la classe dimensionnelle fondée sur l’effectif du personnel permanent des entreprises utilisatrices de travailleurs intérimaires. Les entreprises sont plutôt réparties selon des classes basées sur le nombre de travailleurs intérimaires qu’elles emploient. Autrement dit, nous utilisons une classification spécifique qui permet de mesurer l’intensité du recours au travail intérimaire par les employeurs.
Il ressort de cette analyse que seuls 0,03 % des employeurs ont occupé 1.000 travailleurs intérimaires ou plus au cours du quatrième trimestre 2025. Ces entreprises concentrent toutefois 6,39 % de l’ensemble des missions intérimaires. À la même période un an plus tôt, cette catégorie représentait 0,02 % des entreprises utilisatrices et totalisait 5,93 % des missions intérimaires.
La majorité des entreprises recourant au travail intérimaire (76,01%) emploient moins de 5 travailleurs intérimaires au quatrième trimestre 2025. Elles représentent 15,68% du nombre total de missions intérimaires. Des proportions similaires sont observées au quatrième trimestre 2024.
Le profil de l'intérimaire
Qui se cache derrière ces chiffres? Nous essayons de le découvrir ici en dressant le profil du travailleur intérimaire. L’analyse porte sur le nombre de travailleurs intérimaires occupés.
Nombre de travailleurs intérimaires par âge et par sexe
Le graphique ci-dessus montre le nombre de travailleurs intérimaires occupés par âge et par sexe. Il met en évidence que les jeunes de 20 à 24 ans constituent le groupe le plus important, mais aussi que les 25 à 29 ans et les 30 à 34 ans sont bien représentés dans la population des intérimaires, et ce, sur tous les trimestres discutés.
Le graphique montre également que, dans toutes les tranches d’âge, davantage d’hommes que de femmes occupent un emploi intérimaire sur les deux trimestres analysés. Par rapport au quatrième trimestre 2024, la part des hommes dans le nombre total de travailleurs intérimaires augmente encore légèrement (+0,8 point de pourcentage).
À l’exception des groupes d’âge des 45-49 ans et 55-59 ans, pour lesquels le nombre d’hommes augmente au quatrième trimestre 2025 par rapport au même trimestre de l’année précédente, le nombre d’hommes diminue dans les différentes catégories d’âge. Chez les femmes, on observe également une baisse du nombre de travailleuses intérimaires au cours de la période examinée. La seule exception concerne la tranche d’âge des 65-69 ans, où le nombre de femmes progresse légèrement.
Répartition des travailleurs intérimaires par région de résidence
Le graphique ci-dessus présente la part des travailleurs intérimaires (selon la région de résidence) par rapport au nombre total de travailleurs salariés par région. Il y a peu de variation entre les différentes régions. Un pourcentage plus élevé/plus bas peut indiquer qu’il y a plus/moins de travailleurs intérimaires actifs (le numérateur) ou être le résultat du fait qu’une région compte relativement moins/plus de travailleurs salariés (le dénominateur).
Au quatrième trimestre 2025, les pourcentages les plus élevés de travailleurs intérimaires, par rapport au nombre total de travailleurs salariés, se trouve dans la Région flamande et dans la Région wallonne et s’élèvent respectivement à 4,5% et 4,3%. La Région de Bruxelles-Capitale enregistre le pourcentage le plus faible (4,2%). Par rapport à la situation au quatrième trimestre 2024, nous constatons une baisse de 0,1 point de pourcentage dans la Région flamande, 0,3 point de pourcentage dans la Région wallonne et 0,2 point de pourcentage dans la Région de Bruxelles-Capitale. Il convient toutefois de souligner que ce graphique ne fournit aucune information sur le lieu où la mission intérimaire est effectuée.
Pour combien d’agences d’intérim travaille un intérimaire?
La majorité des travailleurs intérimaires, hommes et femmes confondus, travaillent pour une seule agence d’intérim. Au quatrième trimestre 2025, cela concernait 89% des travailleurs intérimaires et 91,5% des travailleuses intérimaires. Au même trimestre un an plus tôt, nous retrouvons des proportions similaires.
Le graphique ci-dessous confirme également que cette tendance, à savoir que la plupart des travailleurs intérimaires sont employés par une seule agence d'intérim, se vérifie dans toutes les catégories d’âge et sur l'ensemble des trimestres analysés.
Pour combien d’utilisateurs différents travaille un intérimaire?
Lorsque nous déplaçons notre analyse des agences d’intérim (qui mettent les travailleurs intérimaires à disposition) vers les entreprises où ces travailleurs sont effectivement occupés, c’est‑à‑dire les utilisateurs d'intérimaires, nous constatons que, là aussi, la majorité des intérimaires, hommes comme femmes, sont actifs auprès d’un seul utilisateur.
Pour le quatrième trimestre 2025, cela concerne 84,1% des travailleurs intérimaires et 85,5% des travailleuses intérimaires. Pour le quatrième trimestre 2024, ces proportions s'élevaient 83% des travailleurs intérimaires et 84,7% des travailleuses intérimaires.
Le graphique ci-dessous montre que, si la majorité des travailleurs intérimaires n’exercent leur activité que pour un seul utilisateur, ce sont surtout les jeunes intérimaires qui travaillent pour plusieurs utilisateurs, et ce sur tous les trimestres discutés.
Évolution de la population des travailleurs intérimaires par branche d'activité
Évolution des travailleurs intérimaires par branche d'activité et par sexe
Lorsque l’on examine la répartition par sexe, certaines différences apparaissent toutefois. La différence d’évolution entre les travailleurs intérimaires masculins et féminins ne semble pas résulter exclusivement de l’augmentation ou de la diminution du recours à l'intérim dans des secteurs à prédominance masculine ou féminine. En effet, ces écarts d’évolution entre les travailleurs intérimaires masculins et féminins s’observent dans plusieurs secteurs d’activité.
Dans l’industrie manufacturière ainsi que dans la production et la distribution d’électricité, gaz, vapeur et air réfrigéré, le nombre d’hommes en intérim augmente malgré une baisse du nombre total de travailleurs intérimaires. Le nombre de femmes en intérim diminue dans les activités financières et d'assurance, malgré la hausse du nombre total de travailleurs intérimaires. Enfin, nous constatons également que le nombre de femmes intérimaires augmente dans le secteur de la construction et de la distribution d’eau, ainsi que dans la gestion des déchets et des eaux usées et l’assainissement, malgré une baisse du nombre total de travailleurs intérimaires.
Évolution des travailleurs intérimaires par secteur d'activité et classe d'âge
Le tableau ci-dessous présente la répartition du nombre de travailleurs intérimaires occupés par classe d'âge dans les différents branches d'activité pour le quatrième trimestre 2025, ainsi que pour le quatrième trimestre 2024, afin de permettre une comparaison entre le trimestre le plus récent et son homologue un an plus tôt.
Pour garantir la protection des données personnelles, nous utilisons ici des classes d'âge plus larges que dans le graphique "travailleurs intérimaires par âge et sexe". En effet, nous croisons les classes d'âge avec les secteurs d'activité, ce qui réduit la taille des populations observées dans chaque classe d’âge.
La catégorie "inconnu" pour les branches d'activité regroupe les travailleurs intérimaires employés par un utilisateur dont le code NACE n’est pas disponible. Il est donc impossible de déterminer la branche d’activité de ces employeurs.
Explication de la méthodologie utilisée
Nous expliquons ici la méthodologie spécifique que nous avons utilisée pour les statistiques sur le travail intérimaire. Nous discutons successivement de la méthode de comptage spécifique, des variables, des caractéristiques propres à l'employeur et des caractéristiques propres au travailleur.
La méthode de comptage spécifique
Certaines formes particulières d'emploi, telles que le travail intérimaire, mais aussi les flexi-jobs, le travail occasionnel et les extras dans l'horeca, sont reconnaissables en tant que telles dans la déclaration trimestrielle. Ces cas spécifiques nécessitent une méthode de comptage adaptée. Nous abandonnons donc le comptage classique à la fin du trimestre et effectuons un comptage tout au long du trimestre.
En ce qui concerne spécifiquement le travail intérimaire, nous pouvons aller au-delà du lien typique entre le travailleur et l'employeur, car il n'est pas très informatif. L'employeur d'un intérimaire est en effet l'agence d'intérim. Cependant, nous disposons depuis peu de données qui nous permettent de fournir des informations sur les utilisateurs de ce travail intérimaire. Cela nous permet de compter, par secteur d'activité, combien de personnes exercent un emploi intérimaire et chez combien d'utilisateurs différents un intérimaire travaille au cours du trimestre (mais aussi, par exemple, au cours de l'année).
Deux catégories : Travail intérimaire classique et Formes particulières d'emploi via les agences d'intérim
Par travail intérimaire, nous entendons la mise à disposition de personnel par des agences d'intérim agréées aux entreprises utilisatrices.
Le personnel propre des agences d'intérim n'est donc pas inclus, et d'autres formes de mise à disposition de personnel ne font pas partie de ces statistiques. Les travailleurs sous titres-services ne sont pas non plus inclus, même s'ils sont employés par des entreprises également agréées en tant qu'agences d'intérim.
Les jobs étudiants sont également exclus du champ de ces statistiques. Pour des statistiques pertinentes sur l'emploi avec un contrat étudiant, nous vous renvoyons aux pages correspondantes de notre site web. Vous y trouverez des statistiques trimestrielles et annuelles.
Nous distinguons en outre le travail intérimaire classique (INTN) et les formes particulières d'emploi via les agences d'intérim (INTS). Comme il apparaîtra ci-dessous, nous faisons la distinction en fonction des catégories de travailleurs.
Travail intérimaire classique (INTN)
Par "travail intérimaire classique", nous entendons toutes les formes d'emploi qui ne relèvent pas des "formes particulières d'emploi via les agences d'intérim".
Formes particulières d'emploi via les agences d'intérim (INTS)
La catégorie "formes particulières d'emploi via les agences d'intérim" comprend les artistes, les flexi-jobs et les travailleurs occasionnels dans l'agriculture, l'horticulture et l'horeca.
Les variables
Sur les travailleurs intérimaires, les emplois intérimaires et les missions intérimaires
Le nombre de travailleurs intérimaires
Le premier comptage concerne le nombre de personnes ayant travaillé comme intérimaires pendant une période (trimestre, année), quel que soit le nombre d'agences d'intérim et le nombre d'utilisateurs pour lesquels elles ont travaillé. Cependant, le travail intérimaire classique (INTN) et les formes particulières d'emploi (INTS) sont comptés séparément. Une personne ayant travaillé sous les deux types de contrats est donc comptée deux fois, ce qui empêche de sommer les catégories INTN et INTS pour connaître le nombre total de personnes uniques ayant travaillé comme intérimaires sur une base annuelle ou trimestrielle. Lorsque nous rapportons le nombre total de travailleurs intérimaires uniques dans nos statistiques, nous tenons compte de ces doubles comptages.
Emplois intérimaires
Le nombre d'emplois intérimaires correspond à la combinaison agence d'intérim-travailleur. Ce comptage est conforme au comptage classique des postes de travail, à la différence près que le comptage ne se fait pas à la fin du trimestre, mais inclut également les intérimaires qui n'étaient plus en poste à la fin du trimestre. Un comptage est également effectué sur une base annuelle. Si une personne a travaillé pour une agence d'intérim pendant un trimestre, cela compte pour 1 emploi intérimaire. Si cette personne a travaillé chaque trimestre pour la même agence d'intérim sur une base annuelle, cela compte également pour 1 emploi intérimaire.
Missions intérimaires
Un intérimaire a généralement plusieurs contrats/relations de travail de courte durée pendant une période (trimestre, année). Il/elle peut être employé(e) pendant plusieurs périodes, consécutives ou non, pour un ou plusieurs utilisateurs. Les relations de travail avec un même utilisateur pendant une même période sont regroupées en une seule notion : la mission intérimaire. Une mission intérimaire est composée de la combinaison agence d'intérim, utilisateur et travailleur. Nous tenons également compte du type d'emploi intérimaire. Si le même travailleur a travaillé pour la même agence d'intérim et pour le même utilisateur dans deux types différents, par exemple intérim classique (INTN) et flexi (INTS), cela comptera ici pour 2 missions.
Le volume de travail en équivalents temps plein (ETP)
Les variables ci-dessus donnent une image du nombre de travailleurs et d'utilisateurs concernés, mais le volume de travail intérimaire pendant une période est encore plus pertinent en tant que paramètre économique. Les prestations de tous les intérimaires doivent être déclarées en heures. Cependant, ces heures peuvent être effectuées chez un utilisateur où une semaine de travail de 36 heures est en vigueur, ou chez un utilisateur où l'on travaille 38 heures par semaine. C'est pourquoi les heures de l'intérimaire sont converties en volume d'un travailleur à temps plein qui aurait travaillé chez le même utilisateur pendant une période complète : l'équivalent temps plein (qui est également utilisé dans nos autres publications statistiques, ce qui nous permet également de proposer une série chronologique plus longue pour cette variable).
Caractéristiques propres à l'utilisateur des travailleurs intérimaires
Dans le passé, nous ne disposions que d'informations sur l'employeur de l'intérimaire, qui est par définition l'entreprise de travail intérimaire. Ces informations étaient donc peu informatives, car nous ne pouvions pas en déduire dans quel type d'entreprises ces intérimaires étaient employés. Cependant, nous disposons depuis peu de données qui nous permettent de déterminer chez quels utilisateurs les intérimaires sont employés.
La caractéristique principale de l'entreprise utilisatrice est l'activité économique (code NACE). Pour les utilisateurs connus de l'ONSS en tant qu'employeurs (ou anciens employeurs), le code NACE attribué par l'ONSS est utilisé. Pour ces entreprises, les intérimaires travaillent donc dans le même secteur d'activité que le personnel propre de l'entreprise. Pour les entreprises sans personnel propre, les codes d'activité disponibles dans la Banque-Carrefour des Entreprises (BCE) sont utilisés. Pour un petit groupe résiduel d'utilisateurs, aucune donnée n'est disponible dans la BCE. Ceux-ci sont classés sous "NACE inconnu".
Les données nous permettent également de représenter la mesure dans laquelle l'entreprise utilise des intérimaires. Pour cela, nous utilisons des classes de dimension spécifiques pour les intérimaires, indiquant si les utilisateurs emploient peu ou beaucoup d'intérimaires.
Caractéristiques propres au travailleur
Les caractéristiques du travailleur sont principalement les mêmes que celles utilisées dans nos autres statistiques : âge, sexe et lieu de résidence.